6 posts tagged “beyrouth”
Savez-vous qu'il existe une journée internationale de la francophonie ?
Oui ? Non ?
Savez-vous que c'est le 20 mars que tous les pays amoureux de la culture et de la langue française, célèbrent ensemble la belle langue de Molière ?
Cette manifestation est marquée par des évènements culturels à travers les pays francophones de la planète. Des jeux, des concours, des contes, des chansons, de la poésie, du théâtre, tout est possible au pays du cèdre pour exprimer son amour pour la langue française.
Vous êtes professeur de français ? Vous êtes étudiant et vous avez entre 18 et 25 ans ? Participez au concours lancé par l'Association Francophone d'Amitié et de Liaison. Brassez ces dix mots, jonglez avec et composez un texte sur le thème de "la rencontre" :
apprivoiser
jubilatoire
palabre
boussole
passerelle
toi
rhizome
tact
visage
s'attabler
A nous Voxiens et Voxiennes qui aimons cette belle langue, je propose de relever le défi.
Etes-vous tenté(e) ? Façonnez votre texte et postez-le sur la Plume.
Dans son numéro de Janvier 2008 - en kiosque à Paris et déjà sur les rayons des librairies de Beyrouth - vous trouverez des idées à offrir pour Noël et pour tous les goûts.
Deux cadeaux vous combleront si vous recherchez une touche et des saveurs orientales. Ils viennent du Liban. Il m'incombe comme un devoir d'en parler avec beaucoup de fierté.
Le premier est un porte-clé à pompons signé l'Artisan du Liban. L'originalité de cette maison fondée en 1979, c'est sa vocation sociale et de préservation du patrimoine artisanal libanais par son engagement auprès d'artisans dans le but de faire revivre et perdurer un savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération en y insufflant innovation et esprit créateur.
Le second est un cadeau pour le plaisir du palais. Un livre de recettes revisitées et délicatement concoctées par Greg Malouf, un chef d'origine libanaise qui est né, qui a grandi en Australie où il s'est taillé une renomée dans la "gourmet cuisine". Saha, est un itinéraire gourmand au coeur des traditions culinaires des villes et villages du Liban et de Syrie, jalonné de saveurs inexplorées ou méconnues.
Meilleurs souhaits pour Noël et la nouvelle année en trinquant "Saha" qui n'est autre qu'un voeux, un souhait, un toast de bonne santé en libanais !
A la vôtre !
Clin d'oeil à Thomas et à la Finlande qui a fait un détour cinématographique à Beyrouth à l'occasion de la 14ème édition du Festival du Cinéma Européen organisé par la Délégation de la Commission Européenne au Liban.
Les 3 et 5 décembre, c'était le jeune réalisateur finlandais Dome Karukoski qui était à l'honneur pour présenter en personne son film "La belle et le batârd" ou "Tyttö sinä olet tähti'' en version originale. ''His first movie" comme il l'a dit à la salle - son film qui a courronné son année de diplôme'', un jeune réalisateur visiblement satisfait de sa visite dans la capitale libanaise.
Pour la cuvée 2007, 14 pays de la Communauté Européenne étaient en lice, dont la France, pour ''La Fille Coupée en deux" de Claude Chabrol, "Les Chansons d'amour" de Christophe Honoré et ''Délice Paloma'' de Nadir Moknèche avec Biyouna, chanteuse algérienne, qui s'est produite, le 2 décembre, en concert au Music-Hall, lieu incontournable des soirées "Musiques du monde'' à Beyrouth.
Et qui dit Délégation de la Commission Européenne, dit partenariat Euro-Méditerranéen, dit programme Euromed Audiovisuel et la participation à ce festival de deux films méditerranéens soutenus par ce programme, l'un du Maroc avec "Face à Face" et l'autre de Tunisie avec "Baba'Aziz".
Le coup d'envoi du festival lancé le jeudi 29 novembre avec le film italien "Il regista di matrimoni" de Marco Bellochio, s'est terminé le dimanche 9 décembre avec la remise des prix du meilleur court métrage et du jury pour encourager les jeunes talents de la nouvelle génération de réalisateurs libanais. Au total 18 courts métrages d'étudiants venant de six écoles libanaises d'audio-visuel ont été projetés.
32 films européens ont la fait la joie des cinéphiles libanais qui ont pu voir des films primés à de grands festivals internationaux ou découvrir des premiers ou deuxièmes films de réalisateurs prometteurs.
Vivement la 15ème édition du Festival du Cinéma Européen, contre vents et marées.
Est-il possible de tomber amoureux d'une ville ? Quelle est votre ville préférée ?
Suggéré par Xav***.
Il l'aime parce qu'elle est belle dans ses courbes, dans ses lignes, son héritage, son présent.
Il la hait parce qu'elle le frustre. Trop tentatrice. Inaccessible. Séductrice.
Elle est sa muse de culture et de charme. Elle le fait marcher, trébucher, tournoyer.
Elle est ville, pas bidon. Elle est ciel bleu dans la grisaille des tôles.
Elle fait rêver les chercheurs de liberté. Sous les pavés, elle fait leur révolution.
Elle fait revenir ceux qui l'ont quittée. Dans l'émoi la parole noyée. Oublié l'exil.
Elle est ville lumière, ville éternelle, ville martyre, ville phénix, ville soleil.
Elle est une grande dame*, elle est dame du monde**.
Emblématique, elle est.
Elle est européenne, orientale, occidentale, asiatique, amérindienne, aborigène, méditerranéenne, océane.
Aux antipodes, elle est.
Elle, c'est elle.
Celle que nous aimons. Comme ça. Sans raison aucune.
Elle, c'est ta ville.
Elle, c'est ma ville.
Notre préférée.
Pour toutes ces raisons. Comme ça. Sans raison aucune.
*Grand Corps Malade a merveilleusement décrit sa ville dans son slam "Saint-Denis". A écouter. http://www.grandcorpsmalade.com/ecouter.htm
** "Dame du monde" traduction de "Sitt El Dunia" en référence à ma ville, Beyrouth.
"I am Beirut" (qui résonne un peu comme le célèbre "Ich bin ein Berliner" de J F. Kennedy) a suffi à conquérir le public venu hier soir au concert de Demi Evans, la dame au grand coeur avec ses notes de soul et de blues qui s'imprègnent d'intonnations Gospel.
Un évènement au profit de la Croix-Rouge libanaise signé Liban Jazz, présenté par son infatigable organisateur Karim Ghattas "très ému" en duo avec Michel Elefteriades, le maître du Music Hall, ce lieu mythique et inconditionnel du divertissement, de la rencontre avec les musiques du monde et des rendez-vous Jazz à Beyrouth.
Une robe longue noire au décolleté en dentelle habille une silhouette plantureuse, un rien glamour, au sourire éblouissant d'énergie et de générosité. Le corps parle, les mains s'animent, la voix puissante vibre de tendresse et atteint les tréfonds de la salle.
Accompagnée aux claviers par Nicolas Noël, qui porte bien le surnom "Santa Claus" que la diva de l'âme lui donne et à la guitare par son complice et partenaire dans la vie, Fred Morisset ; Demi annonce ses interprétations ("Trying to live life without you", "Thinking about the past","Words for a Hum''), les enchaîne et les ponctue par des "Are you happy ?", "I am you", des "Merci beaucoup" (prononcer 'bowcou"), "Choukrane" et "Thank you so much".
Des mots simples débordants de sincérité qui réveilleront la sensibilité de son assistance parmi laquelle on reconnaîtra discrètement l'ambassadrice de la Grande-Bretagne et l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban.
Une artiste à part entière sans demi-mesures animée par l'amour, la gratitude, la bonté et la rage de vaincre.
"I need a hug'', "I need a kiss" des leitmotive d'une Demi qui feint un gros chagrin et les larmes, des invitations authentiques à l'affection, signes de fraternité auxquels répondront deux admirateurs sans doute captivés par la "soul power" qui émane de cette chamane afro-américaine d'origine, vivant en France, qui chante le blues pour guérir de la séparation et de la mort.
"Platinum age", période où tout brille, parlera de la séduction mise à l'épreuve, de la vieillesse, de la crainte qui s'empare en particulier de la femme, lorsque les rondeurs s'accumulent avec l'âge. "Be free !", lance t-elle à la gent féminine et s'excuse presque lorsqu'elle interprète sans sa guitare basse, un blues in pink "because I am a woman", une veritable bouffée rose d'optimisme.
Why do you run la chanson éponyme de son album sorti en 2006 nous donne envie de savourer le temps.
"Take care of yourself, "Love your children", "Respect your neighbour'', "Stay strong", voilà comment Demi fait ses adieux à son auditoire avec ces recommandations que l'on souhaite aux gens qu'on aime et que l'on doit quitter pour un moment ou pour longtemps.
Ce n'est qu'un aurevoir Demi. We will - take care of ourselves - until you come back. We love you too.
Deux heures de plaisir avec une chanteuse, un temps mannequin, qui aime incontestablement la scène, "sa façon de communiquer avec les autres, de montrer la voie à suivre."
Last but not least, une surprise annoncée fièrement par Michel Elefteriades. Pour ceux qui viennent passer des vacances au Liban cet été, une date à retenir : le 19 juillet.
Rencontre avec un violoniste du troisième type, qui revient au Pays des Cèdres. Après s'être produit en août 2003 au Festival de Beiteddine, Nigel Kennedy, récidive. Il envoûtera par son violon la scène du Music Hall.
Un été intense et haut en vibrations tel un défi à l'amour et à la fureur de vivre.
"Rue 60, rue Youssef Semaani. Je suis née en 1981 à Beyrouth, dans une impasse."
C'est par cette planche que débute cette BD qui relate le vécu d'une petite fille confinée dans son univers jusqu'au jour où son ballon lui échappe des mains.
J'ai connu Zeina Abirached lors d'un atelier d'écriture à Beyrouth en 2005. Ses écrits se démarquaient par leur simplicité et fluidité.
A l'époque, je ne savais pas qu'elle avait écrit et illustré à l'encre noire cet album d'images paru en 2002 dans le cadre d'un atelier de recherche lorsqu'elle était encore étudiante à l'ALBA (Académie Libanaise des Beaux- Arts).
Beyrouth-Catharsis, avait obtenu le premier prix au Festival International de la Bande Dessinée à Beyrouth, en
octobre de la même année.
A découvrir avec régal http://www.alba.edu/AR/beyrouthcatharsis/index.html
Zeina vit à Paris. Je l'ai revue cet hiver à Beyrouth pour la signature de sa nouvelle BD qui fait toujours honneur à la rue Youssef Semaani, cette fois-ci, au no. 38 et ses drôles d'habitants.
A l'intérieur de mon exemplaire, une belle surprise : un des quatre ex-libris édités en série très limitée.