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Quel est votre parfum de glace préféré?
Des souvenirs de jeunesse entre sorbets acidulés et glaces parfumées d'adulte enchanté.
Dans la sorbetière, tourne, tourne la préparation faite de nos petites mains : sorbets à la fraise et au citron concoctés maison que nos langues gourmandes d'enfants happeront.
Dans un cornet en biscuit feuilleté croustillant, trônent deux boules : l'une au croquant et l'autre à la vanille, délice chocolaté d'une adolescence qui s'émancipe.
Une authentique glace orientale à la fleur de lait montée en crème parfumée au sahlab et au mastic saupoudrée d'une nuée de pistaches vertes moulues, dégustation inconditionnelle au retour d'une journée baignée d'azur et de soleil.
En note finale, une glace bercée d'eau de rose parsemée de pépites de noix de macadame caramélisées.
De quoi raviver les papilles d'été.
C'est sous le signe de la lumière que la semaine de la lecture nationale s'est dévoilée au grand jour ce mercredi 16 avril.
Sur l'affiche, les volets d'une fenêtre s'ouvrent sur un pan de mots éclairé par un livre en guise de lampion. L'accroche de l'affiche en dit tout : "Illumine ta vie...par la lecture".
A bon entendeur, bon lecteur !
Tel le Manchot Empereur de la Terre Australe, bravant l'immensité immaculée, le froid et le blizzard, il avance.
Chaussé de ses skis, armé de sa détermination, de son courage et de sa fougue, il avance.
Depuis 47 jours il avance, au rythme de la passion et de la persévérance.
Par la force de son mental, au-delà de ses énergies, il avance.
Son objectif, rejoindre le pôle le plus inhospitalier et le plus envié des sportifs aventuriers et conquérants de la planète, le Pôle Sud.
L'expédition fait partie du "Challenge des Trois Pôles" (l'Everest, le Pôle Nord et le Pôle Sud) et ils sont cinq compagnons à tracer leur chemin dans cette audacieuse odyssée de l'Antarctique.
Leur mérite : y arriver en autonomie complète, sans assistance et sans ravitaillement aucuns. Comprendre, à ski - sans chiens et sans traîneaux - et sans vivres renouvelées.
C'est le 28 décembre 2007, à 23h 30 - heure de Beyrouth - et tel un cadeau de Noël, qu'il a planté le drapeau libanais après un parcours de 1130 kilomètres dans ce "Frozen World".
Lui, c'est Maxime Chaaya, celui qui porte haut et fort son prénom, celui qui marche et qui avance.
Et se surpasse. Impérial.
Merci Maxime !
©® A l'encre de d.
Dans son numéro de Janvier 2008 - en kiosque à Paris et déjà sur les rayons des librairies de Beyrouth - vous trouverez des idées à offrir pour Noël et pour tous les goûts.
Deux cadeaux vous combleront si vous recherchez une touche et des saveurs orientales. Ils viennent du Liban. Il m'incombe comme un devoir d'en parler avec beaucoup de fierté.
Le premier est un porte-clé à pompons signé l'Artisan du Liban. L'originalité de cette maison fondée en 1979, c'est sa vocation sociale et de préservation du patrimoine artisanal libanais par son engagement auprès d'artisans dans le but de faire revivre et perdurer un savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération en y insufflant innovation et esprit créateur.
Le second est un cadeau pour le plaisir du palais. Un livre de recettes revisitées et délicatement concoctées par Greg Malouf, un chef d'origine libanaise qui est né, qui a grandi en Australie où il s'est taillé une renomée dans la "gourmet cuisine". Saha, est un itinéraire gourmand au coeur des traditions culinaires des villes et villages du Liban et de Syrie, jalonné de saveurs inexplorées ou méconnues.
Meilleurs souhaits pour Noël et la nouvelle année en trinquant "Saha" qui n'est autre qu'un voeux, un souhait, un toast de bonne santé en libanais !
A la vôtre !
Clin d'oeil à Thomas et à la Finlande qui a fait un détour cinématographique à Beyrouth à l'occasion de la 14ème édition du Festival du Cinéma Européen organisé par la Délégation de la Commission Européenne au Liban.
Les 3 et 5 décembre, c'était le jeune réalisateur finlandais Dome Karukoski qui était à l'honneur pour présenter en personne son film "La belle et le batârd" ou "Tyttö sinä olet tähti'' en version originale. ''His first movie" comme il l'a dit à la salle - son film qui a courronné son année de diplôme'', un jeune réalisateur visiblement satisfait de sa visite dans la capitale libanaise.
Pour la cuvée 2007, 14 pays de la Communauté Européenne étaient en lice, dont la France, pour ''La Fille Coupée en deux" de Claude Chabrol, "Les Chansons d'amour" de Christophe Honoré et ''Délice Paloma'' de Nadir Moknèche avec Biyouna, chanteuse algérienne, qui s'est produite, le 2 décembre, en concert au Music-Hall, lieu incontournable des soirées "Musiques du monde'' à Beyrouth.
Et qui dit Délégation de la Commission Européenne, dit partenariat Euro-Méditerranéen, dit programme Euromed Audiovisuel et la participation à ce festival de deux films méditerranéens soutenus par ce programme, l'un du Maroc avec "Face à Face" et l'autre de Tunisie avec "Baba'Aziz".
Le coup d'envoi du festival lancé le jeudi 29 novembre avec le film italien "Il regista di matrimoni" de Marco Bellochio, s'est terminé le dimanche 9 décembre avec la remise des prix du meilleur court métrage et du jury pour encourager les jeunes talents de la nouvelle génération de réalisateurs libanais. Au total 18 courts métrages d'étudiants venant de six écoles libanaises d'audio-visuel ont été projetés.
32 films européens ont la fait la joie des cinéphiles libanais qui ont pu voir des films primés à de grands festivals internationaux ou découvrir des premiers ou deuxièmes films de réalisateurs prometteurs.
Vivement la 15ème édition du Festival du Cinéma Européen, contre vents et marées.
Que souhaitez-vous commander au Père-Noël cette année?
Suggéré par Muryel.
Naïvement la paix.
You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one (Imagine,John Lennon)
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En avant-première, la paix autour de moi,
Au journal du soir, la paix plus loin que ça,
Pour en revenir, à ce que je disais,
La trêve car maintenant c'est Noël (Noël 70, Les Poppys)
ÿÿÿÿ
Elles sont belles, elles sont étrangères, elles débarquent d'un même pays ou d'une même aire linguistique, elles appartiennent à ces littératures contemporaines du monde et sont les invitées en France du Conseil National du Livre le temps d'une manifestation automnale chaque année.
Pour marquer sa 20e édition, Les Belles Etrangères a fait honneur au Liban et à douze de ses écrivains où six femmes et six hommes, arabophones - largement traduits - ou francophones, romanciers, romancières, poètes et bédéiste nous dévoilent leurs écrits, témoignages de leur rapport avec la guerre qui a sévi dans leur pays (1975-1990).
Avant de s'envoler pour l'Hexagone, les libanais ont pu rencontrer ces auteurs à la Mission Culturelle Française de Beyrouth, à l'heure où la capitale du Liban, désignée par l'Unesco comme capitale mondiale du livre en 2009, se remettait mal encore du report du Salon du Livre Francophone “Lire en français et en musique” prévu pour le 26 octobre - 4 novembre, salon, il est important de le souligner, est un indicateur de la richesse culturelle du pays, de sa créativité et liberté intellectuelles mais aussi un indicateur de sécurité, principale cause relayée par les organisateurs de la Mission Culturelle Française de Beyrouth, elle-même.
Du 13 au 24 novembre, les douze écrivains ont sillonné la France, ont fait découvrir la littérature libanaise dans sa diversité et sa richesse par des rencontres, tables rondes, cafés littéraires, lectures organisés avec le concours de librairies, bibliothèques, associations culturelles, lycées et universités. Deux d'entre eux ont été accueillis également à Bruxelles.
Qu'il s'agisse de Abbas Beydoun le doyen, critique littéraire et grand auteur de la poésie arabe moderne, d'Elias Khoury, le fervent défenseur des réfugiés palestiniens avec "La Porte du Soleil", de Rachid el-Daïf, l'enseignant de lettres arabes et auteur à l'humour décapant de "Qu'elle aille au diable Meryl Streep", oeuvre adaptée au théâtre, de Hassan Daoud, l'auteur d'expression arabe à romans très intimistes, d'Imane Humaydane-Younes, l'anthropologue et nouvelliste qui se penche sur le sort des femmes piégées par la guerre et sur la culture druze dont elle est issue, de Charif Majdalani, l'enseignant qui chat sur "Caravansérail", son dernier roman inspiré de la vie de son grand-père maternel, de Mohamed Abi Samra, l'écrivain qui s'en prend au poids du passé sur l'homme, d'Alawiya Sobh, la romancière qui dénonce les tabous de la religion et de la sexualité, de Joumana Haddad et Tamirace Fakhoury, les ambassadrices de la poésie contemporaine libanaise, de Yasmina Traboulsi, libanaise de mère brésilienne ayant grandi à Paris, lauréate du prix du premier roman en 2003 et de Zeina Abirached, la benjamine - citée dans une de mes notes de juin - qui nous entraine avec son "Jeu des hirondelles" et ses bulles en noir et blanc dans des souvenirs de survie sous les bombes, tous ont cotoyé ou vécu cette guerre à leur manière loin du pays ou contraints d'y rester.
L'écrivain algérien, Mohamed Kacimi, parrain de cette édition libanaise des "Belles Etrangères" est bien placé pour sa promotion ; il a souvent été invité à Beyrouth lors de manifestations culturelles et a écrit en 2001, "Beyrouth Illuminations", une promenade poétique et cynique dans le Beyrouth d'après-guerre.
Une anthologie composée d'inédits de ces écrivains et un film documentaire "Ecrire le Liban à jamais" accompagnent cet évènement.
Pour en savoir plus sur la littérature libanaise et sur cette manifestation, le magazine "Lire" - entre autres publications - leur consacre un dossier spécial dans son numéro de novembre et pour tester vos connaissances sur ce sujet un quiz à découvrir sur le site de TV5.
"I am Beirut" (qui résonne un peu comme le célèbre "Ich bin ein Berliner" de J F. Kennedy) a suffi à conquérir le public venu hier soir au concert de Demi Evans, la dame au grand coeur avec ses notes de soul et de blues qui s'imprègnent d'intonnations Gospel.
Un évènement au profit de la Croix-Rouge libanaise signé Liban Jazz, présenté par son infatigable organisateur Karim Ghattas "très ému" en duo avec Michel Elefteriades, le maître du Music Hall, ce lieu mythique et inconditionnel du divertissement, de la rencontre avec les musiques du monde et des rendez-vous Jazz à Beyrouth.
Une robe longue noire au décolleté en dentelle habille une silhouette plantureuse, un rien glamour, au sourire éblouissant d'énergie et de générosité. Le corps parle, les mains s'animent, la voix puissante vibre de tendresse et atteint les tréfonds de la salle.
Accompagnée aux claviers par Nicolas Noël, qui porte bien le surnom "Santa Claus" que la diva de l'âme lui donne et à la guitare par son complice et partenaire dans la vie, Fred Morisset ; Demi annonce ses interprétations ("Trying to live life without you", "Thinking about the past","Words for a Hum''), les enchaîne et les ponctue par des "Are you happy ?", "I am you", des "Merci beaucoup" (prononcer 'bowcou"), "Choukrane" et "Thank you so much".
Des mots simples débordants de sincérité qui réveilleront la sensibilité de son assistance parmi laquelle on reconnaîtra discrètement l'ambassadrice de la Grande-Bretagne et l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban.
Une artiste à part entière sans demi-mesures animée par l'amour, la gratitude, la bonté et la rage de vaincre.
"I need a hug'', "I need a kiss" des leitmotive d'une Demi qui feint un gros chagrin et les larmes, des invitations authentiques à l'affection, signes de fraternité auxquels répondront deux admirateurs sans doute captivés par la "soul power" qui émane de cette chamane afro-américaine d'origine, vivant en France, qui chante le blues pour guérir de la séparation et de la mort.
"Platinum age", période où tout brille, parlera de la séduction mise à l'épreuve, de la vieillesse, de la crainte qui s'empare en particulier de la femme, lorsque les rondeurs s'accumulent avec l'âge. "Be free !", lance t-elle à la gent féminine et s'excuse presque lorsqu'elle interprète sans sa guitare basse, un blues in pink "because I am a woman", une veritable bouffée rose d'optimisme.
Why do you run la chanson éponyme de son album sorti en 2006 nous donne envie de savourer le temps.
"Take care of yourself, "Love your children", "Respect your neighbour'', "Stay strong", voilà comment Demi fait ses adieux à son auditoire avec ces recommandations que l'on souhaite aux gens qu'on aime et que l'on doit quitter pour un moment ou pour longtemps.
Ce n'est qu'un aurevoir Demi. We will - take care of ourselves - until you come back. We love you too.
Deux heures de plaisir avec une chanteuse, un temps mannequin, qui aime incontestablement la scène, "sa façon de communiquer avec les autres, de montrer la voie à suivre."
Last but not least, une surprise annoncée fièrement par Michel Elefteriades. Pour ceux qui viennent passer des vacances au Liban cet été, une date à retenir : le 19 juillet.
Rencontre avec un violoniste du troisième type, qui revient au Pays des Cèdres. Après s'être produit en août 2003 au Festival de Beiteddine, Nigel Kennedy, récidive. Il envoûtera par son violon la scène du Music Hall.
Un été intense et haut en vibrations tel un défi à l'amour et à la fureur de vivre.
Organisée par la Mission Culturelle Française au Liban et placée sous l'égide du Ministère de la Culture, la fête de la musique est devenue depuis près de quinze ans un élément incontournable dans le paysage festif libanais.
En 2006, près de 20 000 personnes ont assisté à plus de 65 concerts gratuits, sur 12 scènes de plein air plantées dans 6 quartiers de la capitale. Un véritable mélange des genres musicaux allant du rock, rap, hip-hop, pop, jazz, aux percussions orientales et rythmes techno-élecroniques.
Cette année le coup d'envoi prévu à 19h30 n'aura pas lieu. Tous les concerts et manifestations artistiques ont été annulés par souci de sécurité et pour éviter tout rassemblement en raison des évènements que traverse le pays.
La musique reste dans nos coeurs et dans nos têtes au-delà des frontières comme une tentative d'adoucissement des moeurs.
Et pour cause, Tania Kassis, une jeune artiste franco-libanaise chantera un "Eternel Liban" à la Maison de l'Unesco à Paris, ce samedi 23 juin. Un concert qui portera haut les couleurs du Liban avec pour répertoire un programe varié où chants lyriques et sacrés, comédies musicales américaines, variétés occidentales et libanaises se mêleront. Les billets sont en vente à 10, 20, 30, 40 et 50 euros. Tous les bénéfices seront versés au profit d'associations cartitatives et estudiantines libanaises.
Tous les détails sur www.lebevents.com/eternelliban
Qu'on se le dise !
"Rue 60, rue Youssef Semaani. Je suis née en 1981 à Beyrouth, dans une impasse."
C'est par cette planche que débute cette BD qui relate le vécu d'une petite fille confinée dans son univers jusqu'au jour où son ballon lui échappe des mains.
J'ai connu Zeina Abirached lors d'un atelier d'écriture à Beyrouth en 2005. Ses écrits se démarquaient par leur simplicité et fluidité.
A l'époque, je ne savais pas qu'elle avait écrit et illustré à l'encre noire cet album d'images paru en 2002 dans le cadre d'un atelier de recherche lorsqu'elle était encore étudiante à l'ALBA (Académie Libanaise des Beaux- Arts).
Beyrouth-Catharsis, avait obtenu le premier prix au Festival International de la Bande Dessinée à Beyrouth, en
octobre de la même année.
A découvrir avec régal http://www.alba.edu/AR/beyrouthcatharsis/index.html
Zeina vit à Paris. Je l'ai revue cet hiver à Beyrouth pour la signature de sa nouvelle BD qui fait toujours honneur à la rue Youssef Semaani, cette fois-ci, au no. 38 et ses drôles d'habitants.
A l'intérieur de mon exemplaire, une belle surprise : un des quatre ex-libris édités en série très limitée.